Détermination de l'équivalence : considérer un bénéficiaire étranger comme équivalent à un organisme caritatif public

Définition

La détermination d'équivalence est le processus par lequel une fondation privée américaine établit, de bonne foi, qu'un bénéficiaire étranger est équivalent à un organisme caritatif public américain, ce qui permet de traiter la subvention comme s'il s'agissait d'une subvention nationale.

Il s'agit d'un travail de documentation, et non d'une prise de décision. La fondation rassemble les documents constitutifs du bénéficiaire, son historique financier et la description de ses activités, et la conclusion est étayée par l'avis écrit d'un fiscaliste qualifié.

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Qu'est-ce qu'une décision d'équivalence ?

Une fondation privée américaine qui octroie une subvention à une organisation située en dehors des États-Unis est confrontée à une question qui ne se pose pas dans le cadre de ses subventions nationales : le bénéficiaire ne dispose pas d’une lettre de décision de l’IRS, et son statut doit donc être établi par un autre moyen.

La détermination de l'équivalence est l'une des deux voies possibles. La fondation établit, de bonne foi et sur la base de preuves documentées, que l'organisation étrangère serait considérée comme un organisme caritatif public si elle était américaine — après quoi la subvention peut être traitée comme une distribution éligible sans obligation de suivi continu.

Ce que le fichier doit contenir

Les documents constitutifs de l'organisation, démontrant qu'elle poursuit un objectif caritatif et que ses actifs y sont affectés. Une description des activités réelles, et pas seulement des objectifs déclarés. Et des données financières couvrant un nombre d'années suffisant pour évaluer si l'organisation répond aux exigences en matière de soutien public.

C'est souvent l'historique financier qui freine le plus la prise de décision. Le soutien public est évalué sur plusieurs années, et une organisation récente ou financée par un seul donateur peut tout simplement ne pas être en mesure de le démontrer, aussi solide que soit son travail.

C'est l'avis écrit d'un fiscaliste agréé qui rend cette décision défendable. C'est la fondation qui prend la décision ; l'avis du fiscaliste constitue la preuve que celle-ci a été prise sur une base raisonnable.

Détermination de l'équivalence ou responsabilité en matière de dépenses ?

Il s'agit d'alternatives, et le choix revêt un caractère stratégique. La détermination de l'équivalence se fait en amont : elle nécessite un travail considérable avant l'octroi de la première subvention, puis relativement peu par la suite, et on peut généralement s'y fier pendant une période définie.

La responsabilité en matière de dépenses suit un schéma inverse : elle est moins contraignante au départ, mais les obligations s’étendent sur toute la durée de la subvention, notamment en ce qui concerne les rapports des bénéficiaires et la mention de ces subventions dans la déclaration fiscale de la fondation elle-même.

Règle empirique : une subvention unique accordée à un nouveau partenaire relève généralement de la « responsabilité des dépenses », tandis qu'un partenaire que la fondation prévoit de financer à plusieurs reprises justifie d'effectuer une seule fois le travail d'équivalence.

Détermination de l'équivalence dans une plateforme de subventions

Une plateforme logicielle de gestion des subventions conserve le dossier de décision associé au dossier du bénéficiaire — documents réglementaires, historique financier, avis d'expert et date d'expiration —, de sorte que la prochaine subvention accordée au même partenaire s'appuie sur le dossier existant plutôt que de repartir de zéro.

Cela permet également de distinguer clairement ces deux voies. Le fait d'indiquer pour chaque subvention la base retenue et d'appliquer les exigences correspondantes en matière de diligence raisonnable permet d'éviter l'erreur courante consistant à considérer une subvention comme fondée sur l'équivalence alors que le dossier ne l'a en réalité jamais justifiée.

Résumé
FAQ

Foire aux questions

Qu'est-ce qu'une décision d'équivalence ?
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Quels sont les documents requis pour une évaluation d'équivalence ?
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Quelle est la différence entre la détermination de l'équivalence et la responsabilité des dépenses ?
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La détermination d'équivalence s'applique-t-elle en dehors des États-Unis ?
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Termes associés

Parmi les nouveaux termes que nous avons ajoutés, ce sont les mots « équipes chargées des subventions », « parrainage » et « RSE » qui reviennent le plus souvent.

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Après l'attribution du marché

La phase post-attribution correspond à la période du cycle de vie d'une subvention qui suit la décision d'octroi : versement des fonds, suivi de leur utilisation, collecte des rapports des bénéficiaires, évaluation des résultats par rapport aux objectifs fixés au départ et clôture de la subvention.

C'est après l'octroi de la subvention que l'impact se concrétise ou se perd. Un bailleur de fonds dont l'attention s'arrête au versement des fonds a dépensé l'argent sans pouvoir dire ce que cela a permis d'accomplir.

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Avant l'attribution du marché

La phase préalable à l'octroi correspond à la première étape du cycle de vie d'une subvention : publication de l'appel à projets, réception des candidatures, vérification de l'éligibilité, évaluation et présélection — c'est-à-dire toutes les étapes qui précèdent l'engagement des fonds.

La phase préalable à l'attribution détermine le niveau de sélectivité d'un bailleur de fonds. C'est au cours de cette phase que se décide le nombre de candidatures non éligibles qui parviendront aux évaluateurs humains, ainsi que la cohérence de la notation des candidatures éligibles ; ces aspects ne peuvent plus être corrigés lors de la phase suivante.

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Responsabilité en matière de dépenses

La « responsabilité en matière de dépenses » désigne l'ensemble des démarches qu'une fondation privée américaine doit effectuer lorsqu'elle octroie une subvention à un organisme qui n'est pas un organisme caritatif public : une enquête préalable à l'octroi de la subvention, un accord écrit limitant l'utilisation des fonds, une comptabilité distincte tenue par le bénéficiaire, des rapports sur l'utilisation des fonds, ainsi que la publication de ces informations dans la déclaration fiscale de la fondation.

L'obligation découle du mouvement des fonds, et non de la bonne foi du bénéficiaire. Le fait d'omettre une étape constitue un manquement aux obligations réglementaires, même si les fonds ont permis d'atteindre exactement l'objectif visé par les deux parties.

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