Rapport comparatif · 2026

 L'État du Grantmaking 2026

Les budgets stagnent en termes réels, la demande de subventions augmente, et les règles européennes exigent désormais des résultats plutôt que des activités. En 2026, l'efficacité et les preuves déterminent quels programmes prennent la tête. Comparez le vôtre aux chiffres vérifiés.

Publié en septembre 2026 · 36 sources vérifiées · Temps de lecture : environ 20 minutes
Mécénat d'entreprise · 2025
43,67 milliards de dollars
+0,5 % après prise en compte de l'inflation
Vérification de l'icône
+60 % sur 5 ans
Fondations européennes
175,000
76 milliards d'euros dépensés chaque année
Vérification de l'icône
34 pays
L'IA au cœur du système de subventions
8%
utiliser l'IA pour les applications de leur système de subventions
Vérification de l'icône
81 % utilisent d'une manière ou d'une autre l'IA
Données provenant de
Giving USA
|
CECP
|
Philea
|
GEO
|
TAG
|
CEP
|
Spontané
|
360Giving
|
GrantStation
|
Commission européenne
|
EFRAG
Motif décoratif destiné à servir d'arrière-plan - motif de logo
En bref

Principales conclusions

1
Sur le papier, c'est un record ; dans la réalité, c'est un résultat médiocre

Les dons des entreprises américaines ont atteint 43,67 milliards de dollars en 2025, mais n'ont progressé que de 0,5 % après inflation, soit la croissance la plus faible parmi toutes les sources de dons.1 52 % des grandes entreprises ont en réalité donné moins que l'année précédente.3

2
L'Europe est plus grande que vous ne le pensez

Environ 175 000 fondations d'utilité publique réparties dans 34 pays, 516 milliards d'euros d'actifs, 76 milliards d'euros dépensés chaque année.5

3
La vitesse est désormais une référence

Pour 57,5 % des bénéficiaires, la décision concernant leur subvention la plus importante de 2024 a pris entre un et six mois ; 31 % des lauréats ont ensuite dû attendre plus de trois mois avant d'être payés.11

4
La pression liée à la technologie 14:1

52 % des fondations ne consacrent que 1 à 5 % de leur budget de fonctionnement aux technologies, et le ratio personnel/informatique s'est détérioré, passant de 12:1 à 14:1 entre 2022 et 2024.13

5
IA : vaste mais superficielle

81 % des fondations déclarent recourir d’une manière ou d’une autre à l’IA, mais seules 4 % l’utilisent à l’échelle de l’organisation, 8 % l’appliquent à des fonctionnalités de leur système de subventions et 1 % s’en servent pour la présélection.13,19

6
L'ère de la liberté totale

La part médiane des budgets de subventions consacrée au soutien général au fonctionnement a bondi à 38 % en 2025, après être restée proche de 20 % pendant deux décennies.15

7
La CSRD s'est affaiblie, mais n'a pas disparu

La loi Omnibus de 2026 limite le champ d'application de la CSRD aux entreprises comptant plus de 1 000 salariés et dont le chiffre d'affaires est supérieur à 450 millions d'euros, tandis que la partie 3 de l'ESRS continue d'exiger des entreprises concernées qu'elles fournissent des résultats en matière d'investissement communautaire, et non un décompte de leurs activités.22,26

8
La pression exercée par la demande s'intensifie

57 % des dirigeants d'organismes à but non lucratif affirment qu'il est plus difficile d'obtenir des subventions de fondations depuis janvier 2025,36 ce qui laisse supposer une augmentation du nombre de candidatures par programme, et non une diminution.

Chapitre 1

Le paysage de la générosité en 2026

Deux chiffres donnent le ton pour 2026. Aux États-Unis, les dons caritatifs ont dépassé pour la première fois les 600 milliards de dollars, alors que les dons des entreprises n’ont pratiquement pas augmenté en termes réels.1 En Europe, environ 175 000 fondations d’utilité publique dépensent 76 milliards d’euros par an, et le secteur ne cesse de croître.5 Ce chapitre passe en revue chacun de ces marchés tour à tour.

76 €milliards

dépenses annuelles des fondations européennes

175k

les fondations d'utilité publique en Europe

516 €milliards

total des actifs des fondations européennes

77%

Parmi les grandes entreprises, certaines disposent d'une fondation d'entreprise ou d'une fiducie

États-Unis : chiffres records, budgets d'entreprise stables

Le montant total des dons caritatifs aux États-Unis a franchi pour la première fois la barre des 600 milliards de dollars en 2025, atteignant 617,20 milliards de dollars, soit une hausse de 5,7 % en dollars courants et de 3,0 % après prise en compte de l’inflation.1 Les fondations ont versé 117,15 milliards de dollars de ce montant (soit environ 19 % du total) et ont connu une croissance au même rythme que les dons totaux.1

Les dons des entreprises présentent un tableau différent. Ils ont atteint le chiffre record de 43,67 milliards de dollars, mais n’ont progressé que de 3,1 % en dollars courants, soit 0,5 % en termes réels, ce qui représente la plus faible croissance parmi toutes les sources de dons.1 Les données appariées du CECP montrent pourquoi les moyennes sont trompeuses : la médiane de l’investissement communautaire total parmi 139 grandes entreprises est passée de 21,9 millions de dollars à 23,5 millions de dollars en 2025, alors que 52 % de ces mêmes entreprises ont réduit leurs dons. Cette croissance s’explique par l’augmentation des dons du quartile supérieur, tandis que la majorité des entreprises a réduit ses contributions.3,4 En 2025, les entreprises ont consacré en médiane 0,39 % de leur bénéfice avant impôts à des dons caritatifs, un chiffre bien inférieur au nouveau seuil minimal de 1 % applicable aux déductions fiscales pour dons caritatifs des entreprises, inscrit dans la législation fiscale américaine en juillet 2025.4

Évolution des dons aux États-Unis en 2025, par source

Croissance d'une année sur l'autre : en dollars courants vs en dollars corrigés de l'inflation

Dollars courants Ajustés en fonction de l'inflation
Montant total des dons
+5.7%
+3.0%
Fondations
+5.7%
+3.0%
Sociétés
+3.1%
+0.5%
Source : Giving USA 2026 (Fondation Giving USA / IU Lilly Family School of Philanthropy), données de 2025.1

L'Europe : un secteur en pleine croissance et très concentré

L'Europe compte environ 175 000 fondations d'utilité publique réparties dans 34 pays, qui détiennent 516 milliards d'euros d'actifs et dépensent 76 milliards d'euros par an. Ces dépenses annuelles ont fortement augmenté par rapport aux 55 milliards d'euros recensés dans la précédente édition (2023, 26 pays) de la base de données de Philea.5

Où se situe la capacité des fondations européennes ?

Les trois premiers pays en termes d'actifs et de dépenses annuelles (base de données Philea)

Actifs (en milliards d'euros)
Suisse
140 milliards d'euros
Royaume-Uni
129 milliards d'euros
Allemagne
55 milliards d'euros
Dépenses annuelles (en milliards d'euros)
Espagne
17,6 milliards d'euros
France
16 milliards d'euros
Royaume-Uni
14,1 milliards d'euros
Source : Philea, « The Fabric of Giving 2025 » (dernières données nationales disponibles par pays) ; l'Allemagne compte également le plus grand nombre de fondations dans l'ensemble de données (25 777).⁵,⁶
DE
Allemagne

895 nouvelles fondations ont été créées en 2025, dont 436 à but caritatif (un record depuis 2021), portant le total à 27 082 (+2,8 % par rapport à l'année précédente).7

FR
France

6 040 fondations et fonds de dotation en activité en 2025 (+59 % en dix ans), contribuant à hauteur de 18,4 milliards d’euros à des actions d’intérêt général. 449 fondations d’entreprise recensées en 2024.8,9

Royaume-Uni
Royaume-Uni

Les subventions accordées par les fondations ont atteint le chiffre record de 8,24 milliards de livres sterling en 2023-2024 (+12 % en valeur nominale, plus de 6 % en termes réels) ; les 50 plus grandes fondations d'entreprise ont augmenté leurs subventions de 30 %, pour atteindre 873,8 millions de livres sterling.10

Conclusion : les budgets stagnent dans les secteurs où vous êtes en concurrence (entreprises) et augmentent dans ceux que vous prenez comme référence (fondations). En 2026, rester à la traîne en matière d’efficacité reviendra à se faire distancer par des programmes qui se professionnalisent rapidement. La suite de ce rapport évalue cette professionnalisation (rapidité, coûts, préparation à l’IA et rendu de comptes sur les résultats) et se termine par un tableau de bord vous permettant d’évaluer votre propre programme à l’aune de ces critères.

Chapitre 2

Indicateurs de référence opérationnels : volume, rapidité, coût

Le chapitre 1 traitait des facteurs sur lesquels vous n'avez aucune prise. Ce chapitre aborde ceux sur lesquels vous pouvez agir. Dans un contexte de gel des budgets et de réduction des effectifs, ce sont désormais la durée du cycle, l'effort demandé aux candidats et le coût des procédures qui font la différence entre les programmes, et chacun de ces éléments est mesurable. Les valeurs de référence ci-dessous proviennent d'enquêtes menées tant du côté des bénéficiaires que des bailleurs de fonds, ce qui vous permet d'avoir une vision globale de ce processus.

Combien de temps cela prend-il ?

Référence Dernières données sectorielles Source
Dépôt des propositions → décision d'attribution 1 à 6 mois pour 57,5 % des bénéficiaires (subvention la plus importante de 2024) GrantStation202511
Notification d'attribution → somme reçue ≤ 3 mois pour 68,8 % des bénéficiaires GrantStation202511
Charges de travail du bénéficiaire par proposition (médiane) 15 heures (contre 20 avant 2020) CEP12
Temps consacré par le bénéficiaire à l'établissement des rapports destinés à un bailleur de fonds (médiane, annuelle) 6 heures (contre 8 avant 2020) CEP12

Sélectivité : deux entonnoirs très différents

Les taux de réussite varient considérablement selon le type de bailleur de fonds. Les organisations qui n’ont déposé qu’une seule demande de subvention en 2024 avaient tout de même 67,4 % de chances d’obtenir une subvention, tandis que celles qui en ont déposé six ou plus ont affiché des taux de réussite supérieurs à 95 %. La plupart des demandeurs qui multiplient les demandes obtiennent au moins une subvention.11 À l’autre extrême, Horizon Europe n’a financé que les 16 % de demandes les mieux classées au cours de ses trois premières années, et près de 7 propositions de haute qualité sur 10 n’ont pas été financées faute de budget. La Commission européenne estime que leur financement complet aurait nécessité environ 82 milliards d’euros supplémentaires.16 En 2024, le montant médian des subventions les plus importantes accordées par les fondations d’entreprise s’élevait à 25 000 dollars, contre 55 000 dollars pour l’ensemble des bailleurs de fonds non gouvernementaux.11

Probabilité de remporter au moins un prix, par candidature déposée

Demandeurs de subventions aux États-Unis, 2024

1 candidature
67.4%
2 candidatures
79.5%
6 applications et plus
>95%
Source : GrantStation, rapport « The 2025 State of Grantseeking » (données de 2024).¹¹ À titre de comparaison : au cours de ses trois premières années d’existence, le programme « Horizon Europe » n’a financé que les 16 % des demandes les mieux classées.¹⁶

Quels programmes consacrent des fonds à leur propre fonctionnement ?

Budgets consacrés aux technologies de base

Part du budget de fonctionnement consacrée à la technologie (355 organismes subventionnaires, 2024)

1 à 5 % du budget
52%
6 à 10 % du budget
28%
Plus de 10 %
11%
Source : Technology Association of Grantmakers, enquête « State of Philanthropy Tech » 2024. Le pourcentage des organisations dont ce ratio est supérieur à 10 % est en baisse par rapport aux 15 % enregistrés en 2022 ; le ratio personnel/informatique s'est détérioré, passant de 12:1 à 14:1 au cours de la même période.13

La pression est d'ordre structurel : les grandes entreprises ont réduit de 22 % en trois ans le coût médian lié à la gestion et aux programmes d'investissement communautaire,2 alors que les salaires des responsables des subventions aux États-Unis ont augmenté de 4,6 % en médiane en 2025 et que 57 % des organisations ont signalé des départs de personnel.14 Moins de personnel, des budgets technologiques réduits, un volume croissant : l’équation ne tient la route qu’avec de meilleurs processus. Les simplifications mises en place pendant la pandémie se sont largement pérennisées : en 2024, 67 % des organismes subventionnaires continuaient à rationaliser les demandes de subvention, 56 % à simplifier les rapports et 72 % à recourir aux paiements dématérialisés.13 Mais les pratiques de financement ne se sont pas harmonisées partout : 80 % des bailleurs de fonds exigent des bénéficiaires qu’ils réalisent des évaluations au moins de temps en temps, tandis que 38 % ne prévoient aucun financement supplémentaire à cet effet.15

Programmes en retard en 2026

Les décisions prennent plus de 6 mois ; le paiement ajoute 3 mois supplémentaires.
Les candidatures sont envoyées par e-mail et sous forme de tableur.
Évaluation exigée des bénéficiaires, mais non financée.
Les rapports étaient établis manuellement avant chaque réunion du conseil d'administration.

Programmes phares en 2026

Décision en moins de 3 mois, versement en moins de 1,11
Un processus de sélection simplifié, à l'instar de 67 % des organismes subventionnaires.13
Évaluation prise en charge, à raison de 62 % des personnes qui en ont besoin.15
Les paiements dématérialisés, à l'instar de 72 % des organismes subventionnaires.13
Optimy client
Veolia Environmental Trust traite plus de 200 demandes par an avec une équipe de six personnes. Depuis son passage à Optimy, les lettres de réponse, qui prenaient autrefois plusieurs semaines, sont désormais envoyées en quelques heures, et le Trust a octroyé plus de 106 millions de livres sterling à plus de 2 600 projets.
En résumé : un programme 2026 compétitif rend sa décision en moins de trois mois, verse les fonds en moins d’un mois, ne nécessite pas plus de 15 heures de travail par proposition et finance ce dont il a besoin (évaluation comprise).

Chapitre 3

Technologie et IA : adoption généralisée, utilisation superficielle

Le chapitre 2 s’est conclu sur un problème arithmétique (moins de personnel, des budgets technologiques réduits, un volume croissant), et c’est vers l’IA que le secteur se tourne en premier lieu pour trouver la réponse. À première vue, elle a rapidement fait son entrée dans le domaine de l’octroi de subventions. 81 % des fondations déclarent utiliser l’IA dans une certaine mesure, mais seules 4 % l’utilisent à l’échelle de l’ensemble de leur organisation, et dans 64 % des fondations, son utilisation se limite à « quelques personnes seulement ».13 L’enquête 2025 du CEP confirme cette tendance : près des deux tiers des fondations utilisent l’IA, principalement pour améliorer la productivité interne (78 % des utilisateurs) et la communication (70 %), et 94 % des dirigeants de fondations se disent au moins quelque peu intéressés par un recours accru à l’IA.17

Les différentes étapes de l'adoption de l'IA dans le domaine des subventions

Le nombre d'adoptions diminue à chaque échelon inférieur de l'échelle sociale

Quelques applications de l'IA
81%
Compte-rendu de réunion
71%
Rédaction de documents et d'e-mails
67%
Dispose d'une politique en matière d'IA
30%
IA intégrée aux applications, au sein du système
8%
Utilisation à l'échelle de l'organisation
4%
L'IA générative dans le dépistage
1%
Sources : TAG, enquête « State of Philanthropy Tech » 2024 (adoption, utilisations, politiques) ;13 Candid, enquête « Foundation Giving Forecast » 2025 (sélection).19

Une ressource rare là où elle est la plus indispensable : le fonds de subventions

Son utilisation dans le cœur des activités de subventionnement reste rare. Seuls 8 % des organismes subventionnaires utilisent l’IA pour classer, coder ou résumer les demandes au sein de leur système de subventions, ou pour réaliser des analyses de contexte,13 et à peine 1 % des fondations utilisent l’IA générative pour présélectionner les candidats ou faciliter les décisions de financement ; toutefois, avec 3 % qui prévoient de le faire et 19 % qui l’envisagent, près d’un quart d’entre elles n’ont pas écarté cette possibilité.19 La gouvernance accuse un retard encore plus important : seules 30 % des fondations disposent d’une politique en matière d’IA, tandis que 63 % n’ont ni politique ni comité consultatif,13 et 98 % n’ont aucune politique précisant si les bénéficiaires peuvent utiliser l’IA.17

Les candidats avancent plus vite que les évaluateurs

Il en résulte une asymétrie caractéristique de l'année 2026 : les candidats adoptent l'IA plus rapidement que les bailleurs de fonds chargés d'évaluer leurs dossiers. 24,6 % des associations à but non lucratif utilisent déjà l'IA pour rationaliser la rédaction de leurs demandes de subvention ;20 au Royaume-Uni, 79 % des associations caritatives utilisent des outils d’IA (92 % parmi les plus grandes) et 45 % ont recours à l’IA pour la collecte de subventions.21 Pourtant, seuls 10 % des bailleurs de fonds acceptaient ou prévoyaient d’accepter des demandes rédigées par l’IA, 23 % ont déclaré ne pas les accepter et 67 % étaient indécis ; 57 % ne savaient pas s’ils en avaient déjà reçu une.18

Pourquoi les bailleurs de fonds se montrent réticents face à l'IA

Principaux obstacles cités par les bailleurs de fonds

Confidentialité et sécurité des données
55%
Manque de compétences
43%
Cas d'utilisation peu clairs
40%
Source : TAG, Enquête 2024 sur l'état des technologies au service de la philanthropie.13 Parmi les dirigeants de fondations, la sécurité des données (83 %) et la désinformation (77 %) figurent en tête de liste des préoccupations (CEP, AI With Purpose, 2025).17

Conclusion : vos candidats adoptent l'IA plus rapidement que ne le fait votre processus d'évaluation. Le défi à relever d'ici 2026 ne porte pas sur la question de savoir « faut-il utiliser l'IA ? », mais sur la mise en place d'une politique en matière d'IA (70 % des fondations n'en ont toujours pas) et sur une décision mûrement réfléchie concernant les candidatures rédigées par l'IA (67 % des bailleurs de fonds sont indécis).

Chapitre 4

Réglementation : ce que la CSRD exige désormais en matière d'investissement communautaire

Si l’efficacité est la pression interne qui s’exerce sur les programmes de subventions, la réglementation en est la pression externe, et toutes deux vont désormais dans le même sens : privilégier les résultats plutôt que l’activité. Deux années de simplification au sein de l’UE ont modifié les acteurs tenus de rendre compte, mais pas les critères d’un rapport de qualité. Le calendrier qui importe :

Avril 2025 : « Stop-the-clock »

La directive (UE) 2025/794 reporte la date de remise des premiers rapports de la vague 2 à 2028 (données de l'exercice 2027) et celle de la vague 3 à 2029.24

Juillet 2025 : approuvé par la VSME

Recommandation C(2025) 4984 de la Commission : les entreprises hors champ d'application se voient proposer une norme volontaire allégée (11 informations de base + 9 informations supplémentaires) ; un « plafond de la chaîne de valeur » limite ce que les entreprises concernées peuvent exiger de leurs partenaires.27

Décembre 2025 : publication des recommandations simplifiées de l'ESRS

L'EFRAG remet à la Commission européenne son avis technique sur l'ESRS simplifié : les éléments d'information obligatoires ont été réduits de 61 % et tous les éléments d'information facultatifs ont été supprimés.25

Février-mars 2026 : entrée en vigueur de la loi omnibus I

La directive (UE) 2026/470 limite le champ d'application de la CSRD aux entreprises comptant plus de 1 000 salariés et dont le chiffre d'affaires est supérieur à 450 millions d'euros, à compter de l'exercice 2027, ce qui exclut environ 90 % des entreprises précédemment concernées.22,23

Juillet 2029 : mise en conformité avec la norme CS3D

Les obligations de diligence raisonnable s'appliquent uniquement aux entreprises comptant plus de 5 000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 milliard d'euros.³¹

Pour les entreprises qui relèvent toujours de ce champ d’application, l’investissement communautaire figure explicitement parmi les priorités : la norme ESRS S3 (Communautés concernées) couvre les actions « dont l’objectif principal est d’avoir des impacts positifs sur les communautés concernées », invite à indiquer si les communautés participent à la conception des programmes et, surtout, exige des preuves de résultats concrets afin de les distinguer des simples preuves attestant que les activités ont bien eu lieu.26 Il ne suffit plus de dresser la liste des activités ; il faut désormais rendre compte des résultats.

FR
France

La philanthropie d'entreprise a atteint environ 3,8 milliards d'euros en 2023, grâce à plus de 170 000 entreprises donatrices (soit 1,8 fois plus qu'en 2018).28 La réduction d’impôt de 60 %/40 % reste inchangée ; à partir de janvier 2027, la déclaration des dons supérieurs à 10 000 € sera intégrée au rapport de gestion annuel.29

Royaume-Uni
Royaume-Uni

Les organismes caritatifs octroyant des subventions ont versé 17,84 milliards de livres sterling en 2024 ; en juin 2026, la Charity Commission a publié une mise à jour de ses recommandations relatives à la diligence raisonnable, au suivi, aux subventions sans restriction et au financement d’organismes non caritatifs.30

DE
Allemagne

La mise en place du premier registre central des fondations (Stiftungsregister) est reportée de 2026 au 1er janvier 2028 ; l'inscription deviendra alors obligatoire pour toutes les fondations de droit civil jouissant de la capacité juridique.32

À retenir : le nombre d'entreprises tenues de rendre compte diminue, mais celles qui le font doivent présenter des résultats, et non pas simplement décrire leurs activités. Si vos données relatives à l'investissement communautaire sont stockées dans des tableurs et des boîtes de réception, la rubrique « résultats obtenus » de l'ESRS S3 fixe l'exercice 2027 comme date limite pour y remédier.

Chapitre 5

Comment évoluent les pratiques en matière d'octroi de subventions

Pendant près de deux décennies, la part médiane des budgets de subventions consacrée au soutien général au fonctionnement s'est maintenue autour de 20 %. En 2025, elle a atteint 38 %, ce qui constitue le signe le plus évident de la rapidité avec laquelle les pratiques de financement évoluent. L’étude réalisée en 2025 par GEO auprès de 765 fondations dotées d’un personnel atteste de cette évolution généralisée : 87 % des bailleurs de fonds accordent désormais des financements pluriannuels (contre 79 % en 2017), et 77 % proposent au moins une partie de leur financement sans restriction d’utilisation. 42 % pratiquent l’octroi participatif de subventions, et 96 % évaluent leur propre travail (77 % en 2017), bien que seuls 62 % financent les évaluations qu’ils exigent de leurs bénéficiaires.15 74 % affirment que la diversité, l’équité et l’inclusion sont au cœur de leur stratégie, contre 45 % en 2017.15

Adoption de la pratique : 2017 vs aujourd'hui

Fondations dotées de personnel américain (études nationales GEO)

2017 2025
Financement pluriannuel
79%
87%
Évaluer son propre travail
77%
96%
La DEI au cœur de la stratégie
45%
74%
Source : GEO, Étude nationale 2025 sur les pratiques philanthropiques (765 fondations américaines dotées d'un personnel). Part médiane des budgets non affectés : environ 20 % pendant deux décennies → 38 % en 2025.15

La confiance, la collaboration et la pression exercée par les deux parties

La philanthropie fondée sur la confiance est passée du statut de simple étiquette à celui de norme dans une grande partie du secteur : six sur dix des 573 bailleurs de fonds interrogés déclarent avoir adopté des pratiques fondées sur la confiance.33 La collaboration prend également de l’ampleur : les collectifs philanthropiques mobilisent entre 4 et 7 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale et indiquent qu’ils pourraient absorber trois à cinq fois ce montant si la collecte de fonds le permettait ; les 33 plus grands d’entre eux représentent 68 % des financements.34

Et la pression liée à la période 2025-2026 est perceptible des deux côtés : 42 % des fondations américaines déclarent octroyer un plus grand nombre de subventions sans restriction qu’avant 2025, tandis que 17 % supplémentaires envisagent de le faire,35 tandis que 57 % des dirigeants d’organismes à but non lucratif affirment qu’il est devenu plus difficile d’obtenir des subventions de fondations depuis janvier 2025, et 44 % ont constaté une baisse des financements provenant des fondations.36

Conclusion : le financement flexible, pluriannuel et axé sur les résultats est la norme en 2026. Les programmes qui continuent de recourir à des subventions annuelles, soumises à des restrictions et dont le versement est conditionné à la présentation de rapports d’activité accusent désormais un retard manifeste par rapport à leurs homologues.

Chapitre 6

Comparez-vous aux autres

Neuf critères, une seule question : votre programme est-il plus rapide, plus léger et mieux étayé que celui dont vous venez de prendre connaissance ? Chaque ligne reprend des données issues des chapitres précédents. Marquez un point par ligne pour laquelle vous égalez ou dépassez la référence.

Dimension Référence sectorielle (2026) Toi
Vitesse de décision La durée habituelle est de 1 à 6 mois ;11 un délai inférieur à 3 mois est plus court que le cycle habituel
Rapidité de paiement 68,8 % des bénéficiaires ont été payés dans un délai de 3 mois ;11 un délai inférieur à 1 mois constitue une référence majeure
Effort fourni par le candidat Médiane : 15 heures par proposition.12 La vôtre est-elle moins longue ?
Processus rationalisé 67 % rationalisent les demandes, 56 % la production de rapports, 72 % ont recoursaux paiements dématérialisés13
Investissements dans les technologies 52 % des entreprises du secteur ne consacrent que 1 à 5 % de leur budget à la technologie ;si vous dépassez les 5 %, vous prenez une longueur d'avance.
Gouvernance de l'IA Seuls 30 % disposent d'une politique en matière d'IA ;¹³ 67 % sont indécis quantaux candidatures rédigées par l'IA¹⁸
Financement flexible En moyenne, 38 % du budget est non affecté ; 87 % proposent des programmespluriannuels¹⁵
Évaluation financée 62 % des personnes devant passer un examen en assument les frais.15 Et vous ?
Communication des résultats L'ESRS S3 s'intéresse aux résultats obtenus, et nonau nombre d'activitésréalisées²⁶

7-9 : vous êtes la référence : publiez vos chiffres afin que les bénéficiaires de subventions et vos pairs puissent en prendre connaissance.

4-6 : fondement solide ; comblez d'abord les deux lacunes les moins coûteuses. La rapidité des paiements relève d'un changement de processus et non d'un changement budgétaire, et le financement de l'évaluation est un poste budgétaire à part entière et non une refonte.

0-3 : commencez par le temps de cycle. C'est l'écart que les bénéficiaires ressentent le plus et celui que les changements de processus permettent de combler le plus rapidement. Rédigez ensuite la charte relative à l'IA : cela ne demande qu'un simple document, et 70 % des fondations n'en disposent toujours pas.

FAQ

Foire aux questions

À combien s'élevaient les dons des entreprises à des œuvres caritatives en 2025 ?
sans icônesans icône
Quelle sera la taille du secteur des fondations européennes en 2026 ?
sans icônesans icône
Combien de temps faut-il généralement pour obtenir une décision concernant une subvention ?
sans icônesans icône
Combien d'organismes subventionnaires utiliseront l'IA en 2026 ?
sans icônesans icône
La CSRD impose-t-elle toujours la publication d'informations sur l'investissement communautaire ?
sans icônesans icône
Quelle part des subventions sera libre d'affectation en 2026 ?
sans icônesans icône

De l'analyse comparative à l'action, avec Optimy

Une plateforme unique pour la réception des candidatures, la vérification des critères d'éligibilité, l'évaluation par un jury et le suivi de l'impact, utilisée par les fondations, les entreprises et les associations à but non lucratif pour prendre des décisions plus rapidement et rendre compte des résultats, et non des activités.

Méthodologie et sources

Toutes les données statistiques figurant dans le présent rapport ont été recueillies auprès de la source mentionnée ci-dessous et ont fait l’objet d’une nouvelle vérification indépendante en août 2026, avant leur publication. Les années de référence sont indiquées lorsqu’elles diffèrent des années de publication. Les chiffres sont présentés tels qu’ils ont été publiés ; aucune estimation ni interpolation n’a été effectuée. Lorsqu’une enquête porte sur une seule zone géographique (par exemple, les États-Unis uniquement), cela est précisé dans le texte. Les graphiques sont établis uniquement à partir des chiffres cités.

  1. Fondation Giving USA / École de philanthropie de la famille Lilly de l'Université de l'Indiana, Giving USA 2026 (données de 2025) · givingusa.org/giving-usa-charitable-giving-rose-to-617-20-billion-in-2025-surpassing-the-600-billion-mark-for-the-first-time/
  2. CECP, « Giving in Numbers » : édition 2025 (données de l'exercice 2024, 189 entreprises) · 3blmedia.com/news/giving-numberstm-2025-edition-companies-aligning-business-practices-purpose-report-25-higher
  3. CECP, « Giving in Numbers : édition 2026 », communiqué de presse (données de 2025, échantillon apparié de 139 entreprises) · 3blmedia.com/news/giving-numbersr-2026-edition-data-reveals-stark-divide-corporate-giving
  4. Candid, « Ce que les données du CECP nous apprennent sur les investissements sociaux des entreprises » (données de l'édition 2026 du CECP) · candid.org/blogs/corporate-social-investments-cecp-data/
  5. Philea, « The Fabric of Giving » (2025 ; dernières données nationales disponibles, 34 pays) · philea.eu/insights/publications/the-fabric-of-giving-2025-public-benefit-foundation-data-in-europe/
  6. Synthèse des données nationales Philea réalisée par l'Association européenne des collecteurs de fonds (2025) · efa-net.eu/news/germany-has-most-foundations-in-europe-with-spain-top-for-expenditure/
  7. Communiqué de presse de la Fédération allemande des fondations (Bundesverband Deutscher Stiftungen) sur « new-foundations 2025 » · stiftungen.org/aktuelles/pressemitteilungen/mitteilung/895-stiftungsneugruendungen-in-deutschland-2025-forderungen-zur-modernisierung-des-gemeinnuetzigkeitsrechts-16132.html
  8. Fondation de France, Baromètre de la philanthropie 2026 (données de 2025 ; source : Carenews) · carenews.com/carenews-info/news/6040-fondations-et-fonds-de-dotation-en-activite-en-france-en-2025
  9. Fondation de France, Baromètre de la philanthropie 2025 (chiffres de 2024) · fondationdefrance.org/images/pdf/2025/FDF_BAROMETRE_2025-4.pdf
  10. 360Giving / ACF et ses partenaires, UKGrantmaking 2025 (données de l'exercice 2023-2024) · ukgrantmaking.org/2025/trusts-and-foundations/
  11. GrantStation, Rapport 2025 sur l'état des demandes de subventions, principales conclusions (données de 2024) · grantstation.com/sites/default/files/imageLibrary/SoG/2025/2025 State of Grantseeking Report Key Findings.pdf
  12. Center for Effective Philanthropy, « Avant et après 2020 » (2021-2022 par rapport à la période antérieure à 2020 ; publié en 2023) · cep.org/wp-content/uploads/2023/07/Before_and_After_2020.pdf
  13. Association des bailleurs de fonds du secteur des technologies, enquête 2024 sur l'état des technologies au service de la philanthropie (355 organisations, Amérique du Nord/UE/Royaume-Uni) · tagtech.org/wp-content/uploads/2024/07/2024-PhilTechSurvey-Final.pdf
  14. Council on Foundations, Rapport 2025 sur les salaires et avantages sociaux des bailleurs de fonds, principales conclusions · cof.org/content/2025-grantmaker-salary-and-benefits-report-key-findings
  15. Grantmakers for Effective Organizations, Étude nationale 2025 sur les pratiques philanthropiques (765 fondations américaines dotées d'un personnel) · grantmakingstudy2025.geofunders.org + geofunders.org/wp-content/uploads/2025/10/2025-National-Study-of-Philanthropic-Practice-Full-Report.pdf
  16. Commission européenne, Évaluation intermédiaire d’Horizon Europe, COM(2025) 189 (données relatives au programme 2021-2024) · research-and-innovation.ec.europa.eu/document/download/1a80e2e1-df28-4f1a-8a52-a0e1b47a1860_en
  17. Center for Effective Philanthropy, AI With Purpose (215 fondations + 451 dirigeants d'organismes à but non lucratif, 2025) · cep.org/wp-content/uploads/2025/09/CEP_AI_Layout_FINAL.pdf
  18. Candid, Enquête 2024 sur les prévisions de dons des fondations, propositions générées par l'IA (527 fondations) · candid.org/blogs/funders-insights-on-ai-generated-grant-application-proposals/
  19. Enquête « Candid, 2025 Foundation Giving Forecast Survey », analyse par IA (N = 529) · candid.org/blogs/will-foundations-soon-use-ai-to-screen-grant-applications/
  20. TechSoup / Tapp Network, « L'état des lieux de l'IA dans le secteur associatif : 2025 » (1 321 participants, enquête réalisée en 2024) · pages.techsoup.org/hubfs/Downloads/The State of AI in Nonprofits 2025.pdf
  21. Zoe Amar Digital / Think Social Tech, Rapport 2026 sur les compétences numériques dans le secteur caritatif (807 associations caritatives britanniques) · charitydigitalskills.co.uk/report/detailed-findings/artificial-intelligence/
  22. Norton Rose Fulbright, Omnibus I · Analyse de la directive (UE) 2026/470 · regulationtomorrow.com/2026/02/omnibus-i-csrd-and-cs3d-simplification-council-of-european-union-adopts-final-text-t-simplify-sustainability-reporting-and-due-diligence-requirements/
  23. ESG Today, adoption définitive par l'UE du paquet « Omnibus » (février 2026) · esgtoday.com/eu-states-give-final-approval-to-omnibus-package-to-cut-sustainability-reporting-and-due-diligence-requirements/
  24. Sidley Austin, note d'information sur la directive (UE) 2025/794 relative au « gel du délai » · sidley.com/en/insights/newsupdates/2025/04/eu-omnibus-package-eu-adopts-stop-the-clock-directive-and-begins-esrs-simplification-process
  25. EFRAG : avis technique sur la version modifiée de l'ESRS transmis à la Commission européenne (décembre 2025) · efrag.org/en/news-and-calendar/news/efrag-provides-its-technical-advice-on-draft-simplified-esrs-to-the-european-commission
  26. Règlement délégué (UE) 2023/2772, ESRS S3 – Communautés concernées (paragraphe 32, point c), AR 34, AR 36) · esrs-nachhaltigkeitsberichterstattung.de/en/esrs/social/esrs-s3
  27. PwC Viewpoint, Recommandation C(2025) 4984 de la Commission relative à la norme VSME · viewpoint.pwc.com/us/en/pwc/in-briefs/ib_int202520.html
  28. Admical, Baromètre du mécénat d'entreprise 2024 (données fiscales de 2023) · admical.org/contenu/barometre-du-mecenat-dentreprise-2024
  29. Bpifrance Création, règles fiscales relatives au mécénat d'entreprise (y compris la modification de la déclaration de 2027) · bpifrance-creation.fr/encyclopedie/fiscalite-lentreprise/fiscalite-divers/mecenat-dentreprise-reduction-dimpot
  30. Commission des associations caritatives d'Angleterre et du Pays de Galles, mise à jour des recommandations relatives à l'octroi de subventions + données sur les subventions pour 2024 (juin 2026) · gov.uk/government/news/regulator-publishes-new-guidelines-on-grant-making-as-charity-sector-continues-tofeel-financial-squeeze
  31. Morrison Foerster, « EU Sustainability Omnibus I » · Portée et calendrier du CS3D · mofo.com/resources/insights/251222-eu-sustainability-omnibus-i-detailed-omnibus
  32. Fédération allemande des fondations : la mise en place du registre des fondations reportée à 2028 · stiftungen.org/aktuelles/news-aus-stiftungen/detail/wichtige-news-fuer-den-stiftungssektor-stiftungsregister-startet-erst-2028-15336.html
  33. Projet « Trust-Based Philanthropy », enquête 2024 auprès des bailleurs de fonds (573 bailleurs de fonds) · trustbasedphilanthropy.org/tools-resources/2024-grantmaker-survey
  34. The Bridgespan Group, « The Philanthropic Collaborative Landscape » (310 collectifs ; publication prévue en 2025) · bridgespan.org/insights/philanthropic-collaborative-landscape
  35. Center for Effective Philanthropy, « Mounting Pressure » (2025 ; plus de 200 responsables de fondations et plus de 400 dirigeants d'organisations à but non lucratif) · cep.org/wp-content/uploads/2025/10/Mounting_Pressure_FINAL.pdf
  36. Center for Effective Philanthropy, « State of Nonprofits 2026 » (situation depuis janvier 2025) · cep.org/report-backpacks/state-of-nonprofits-2026/

A propos de Optimy

Optimy est la plateforme utilisée par les entreprises et les associations à but non lucratif pour gérer leurs programmes de subventions, de parrainage et de bénévolat, de la candidature jusqu'au rapport d'activité. L'organisation présentée au chapitre 2 (Veolia Environmental Trust) est cliente d'Optimy ; ses chiffres sont tirés du témoignage client publié sur Optimy . optimy.com

© 2026 Optimy · Vous pouvez citer ce rapport en mentionnant la source («Optimy, The State of Grantmaking 2026 ») et en incluant un lien vers la page d'origine.